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Le Jeune Chœur symphonique
08/12/2016
Le Jeune Chœur symphonique
       

Depuis qq semaines, Gabriel Bourgoin et Laetitia Toulouse sont les deux chefs assistants du Jeune Chœur symphonique. Lors d'une interview croisée, ils nous en expliquent plus sur leur travail, leurs envies et leur vision.

Pourquoi avez-vous décidé de participer à la direction du Jeune Choeur symphonique ?
Gabriel Bourgoin : Durant ma dernière année au CNSMD de Lyon, c’est Nicole Corti qui m’a proposé de devenir l’un de ses assistant pour le JCS. J’ai bien sûr accepté car cela me permet de poursuivre un travail auprès de Nicole. Mais surtout parce que cela correspond à mon envie de m’impliquer dans des projets plus professionnels. en travaillant avec de jeune chanteurs dont certains se destinent à une carrière musicale, et en préparant des programmes exigeants. Le fait que le JCS soit régulièrement associé à L’ONL et certains festivals m’a d’autant plus motivé.

Laetitia Toulouse : Les 4 années vécues au CNSM sont d'une grande richesse tant dans la diversité des projets, que des rencontres. Mon envie de continuer le travail avec Nicole dans cette lignée était évidente. Je suis donc ravie qu'elle nous ait proposé avec Gabriel de faire partie de cette aventure. Cela nous permet d'être dans la continuité des projets vécus au CNSMD, sous un autre angle, de l'intérieur, en tant qu'acteur du projet, tant dans l'organisation (même si nous ne faisons bien évidement pas tout l'agencement fait par l'équipe Spirito) que dans la réalisation musicale. Nous nous retrouvons plongés dans la réalité des projets professionnels en restant au contact de ce milieu, au travers de projets d'envergure et ambitieux, programmes auxquels nous aurions difficilement accès avec nos structures. Le fait que cette direction nous fasse baigner dans un milieu qui mélange semi-professionnels et professionnels nous permet également d'envisager à titre personnel des ponts entre les différentes structures.Il y a bien évidement la rencontre avec l'orchestre, et le travail du chef qui en découle, et tout l'intérêt des prises de décisions faîtes au préalable. L'association avec l'ONL est évidement une source de motivation pour ce choeur et la participation à des festivals prestigieux ne peut que nous donner envie de participer à cette aventure humaine et musicale.

Comment le travail est-il organisé entre vous deux et avec les chanteurs ?
Gabriel Bourgoin : Durant les weekends de répétitions, nous nous partageons le travail en pupitre ainsi que la direction des tutti. Lorsque nous ne dirigeons pas, nous chantons au sein du chœur, nous permettant d’être attentifs à son évolution de l’intérieur. Ayant suivit notre cursus de direction de chœur au CNSMD de Lyon ensemble, nous nous connaissons bien et avons l’habitude de collaborer.

Laetitia Toulouse : Avec Gabriel, nous avons l'avantage d'avoir travaillé ensemble pendant 4 ans au CNSMD. Notre formation nous permet aujourd'hui d'avoir une habitude et une facilité dans la programmation des répétitions très évidentes.  En fonction de l'œuvre et de la caractéristique des extraits nous nous répartissons les pièces sur la journée de répétition. Nous choisissons qui dirige quoi, et le temps qu'on passe sur les différents extraits.Nous sommes parfois en pupitres, où chacun prend un ou plusieurs pupitres et nous alternons bien évidement au sein d'une même journée afin de voir tout le monde en petit groupe et créer un lien plus individualisé. Lors des tutti, celui qui ne dirige pas se retrouve en position de chanteur ce qui nous apporte également une autre vision du groupe nous permettant d'en connaître mieux ses problématiques.

Qu’attendez-vous de la direction du Jeune Chœur symphonique ?
Gabriel Bourgoin : Faire partie de la direction musicale du JCS, c’est pouvoir enrichir mon expérience dans une structure professionnelle, être en contact avec de jeunes chanteurs et partager leur enthousiasme, c’est aussi continuer d’apprendre d’une des nombreuses facettes du métier de chef de chœur.

Laetitia Toulouse : Cette question rejoint un petit peu la première car mes motivations rejoignent également mes attentes. Au-delà du prestige associé à ce chœur et les projets qui le caractérisent, je vois au travers de cette direction une continuité de ma formation. Une autre facette du métier, vécue de l'intérieur, mais le tout sans être seule dans les différentes démarches. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur la gestion de projets auxquels participe le JCS, et c'est une très bonne expérience pour nous de vivre cela auprès de Nicole et toute l'équipe Spirito.Nous ne savons pas sur combien de saisons sera notre participation au JCS ; une ou peut-être deux, en tous cas, il est évident que c'est une chance de faire partie de ce projet qui enrichit notre expérience dans une structure professionnelle. Cela nous permet de continuer le travail déjà engagé dans notre formation avec le CNSM, nous enrichir des rencontres avec les différents chefs d'orchestre, et des différents projets musicaux proposés. Entre Amy, Mahler, Verdi et Schumann par exemple, la diversité des projets est très formatrice et enrichissante pour nous.

Quel(s) développement(s) imagineriez-vous pour ce jeune ensemble ?
Gabriel Bourgoin : En dehors de sa participation régulière aux projets avec orchestre (notamment l’ONL), j’imagine qu’en programmant ses propres concerts avec un programme adapté le JCS pourrait développer sa propre identité, se constituer un répertoire. Cela le rendrait peut-être encore plus visible et motiverait encore plus de nouveaux chanteurs pour le rejoindre.

Laetitia Toulouse : Au-delà du côté symphonique, je vois également le développement de son identité en tant que chœur de chambre. Avec les chanteurs de cet ensemble nous pourrions construire un répertoire pièces a cappella par exemple pour contrebalancer avec le répertoire habituel. Un travail complémentaire de celui du symphonique permettrait au JCS de rayonner plus facilement en tant qu'ensemble indépendant.Cela serait également une vitrine de Spirito, comme un chœur école, préparant au travail d'un chœur professionnel par la suite. Il ne faut pas oublier qu'en France beaucoup de chanteurs aujourd'hui chantent très bien, mais ils n'auront pas forcément l'opportunité de chanter en soliste toute leur vie. Le travail du chœur et la richesse qui en découle doivent être une facette qu'ils ne doivent pas négliger. Il est donc important de développer cette pratique en l'enrichissant autant que possible par un travail de chœur de chambre. Je vois également un potentiel de mise en espace avec ces jeunes chanteurs ce qui permettrait de proposer des concerts/spectacles originaux et rayonner encore plus. Pourquoi pas, s'orienter vers une spécificité de chœur a cappella, où tout le monde chante par cœur, avec spatialisation, et tenter par la suite des concours internationaux...

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