Ciné-concert

Titanic
05/02/2018
© DR
         

De « I'm the King of the World » crié par Jack à l'éternelle polémique sur la planche, « Titanic » continue encore d'occuper tous les esprits. À l'occasion des 20 ans du film culte, Spirito​ rejoint l'Orchestre national de Lyon pour 4 dates exceptionnellesOn vous donne quelques secrets de tournage en attendant le jour J.

L'idée est née d'un reportage dans le National Geographic
Passionné des fonds marins, James Cameron s’est pris de passion pour l’histoire du Titanic en découvrant un reportage de National Geographic. Narré par l’océanographe Robert Ballard, l’homme qui a découvert l’épave en 1985, ce documentaire revient sur cette incroyable expédition scientifique. Ainsi s'est dessiné le scénario du long-métrage : « Faire la scène avec des images des débris au temps présent… Entrecouper le tout de souvenirs de survivants… Il faut une intrigue mystérieuse ou un élément qui interpelle », s’est alors dit le réalisateur, selon Entertainment Weekly. Complètement fasciné par le paquebot, le cinéaste a replongé aux sources du naufrage dans le documentaire Titanic : 20 years later with James Cameron, en novembre dernier, évaluant avec du recul l’authenticité de son film. Preuve que cette catastrophe n’a pas fini de le hanter.

Jack a failli être joué par un acteur différent
Blessures secrètes, Gilbert Grape, Roméo + Juliette… Audition après audition, Leonardo DiCaprio a toujours été le pire rival de Christian Bale, lui piquant sous le nez des rôles tant convoités. « Il voulait absolument jouer Jack dans Titanic, mais James Cameron ne voulait pas que ses deux acteurs principaux soient britanniques, car ils étaient censés être américains », relate Harrison Cheung, son ancien attaché de presse, dans le livre Christian Bale : the Inside Story of the Darkest Batman. Dans l’émission de Stephen Colbert, le 4 décembre dernier, Kate Winslet a aussi révélé qu’elle avait passé sa première audition… avec Matthew McConaughey : « C’était fantastique, mais au final cela n’aurait pas été pareil, cela n’aurait pas été Jack et Rose, Kate et Leo. » Si le comédien d'Interstellar était le favori du studio Paramount, James Cameron a défendu bec et ongles le choix de Leonardo DiCaprio… Et obtenu le dernier mot.

Le paquebot a été entièrement recréé au Mexique
Se contenter d’une reproduction médiocre… Très peu pour James Cameron. À l’issue d’un bras de fer avec son studio, le cinéaste a recréé des décors grandeur nature - un tank à eau et plusieurs décors du paquebot – sur un terrain de 24 hectares à Rosarito au Mexique. Malgré la mobilisation de 1500 ouvriers, la construction s’est éternisée, chamboulant l’ensemble de la production. Reste que le résultat n’a pas manqué de bluffer les acteurs et autres membres de l’équipe :« J’ai marché à travers le navire, et j’ai fait un véritable voyage dans le temps. Ils avaient tout recréé dans les détails, même les petites touches historiques. J’étais bluffée », se remémorera la productrice Shirley Lansing dans le Hollywood Reporter. Un vrai coup de pouce pour l’économie locale : 10 à 15 millions de profits générés par l’équipe de tournage, entre les taxes et l’hébergement des équipes pendant six mois.

Leonardo Di Caprio faisait les 400 coups
Les locaux de Rosarito se souviennent sans doute autant du tournage titanesque que des frasques de Leonardo DiCaprio. Profitant de la proximité de Tijuana, l’acteur, plus hédoniste que jamais, a multiplié les virées nocturnes en boîte de nuit avec son pussy posse. Selon un article de People, « lui et quatre membres de son groupe ont été virés de la discothèque Rock and Roll Taco, après “avoir dansé de façon inappropriée, un garçon allongé sur un autre garçon”, relate un manager du club. Dans sa suite du resort Real del Mar, Leo a aussi organisé “muchas fiestas” affirme un ouvrier de la maintenance qui se souvient d’avoir dû changer beaucoup d’ampoules cassées. »

Du vrai caviar a été utilisé lors de la scène du Dîner
Cherchant à l'humilier, Cal invite Jack à un dîner fastueux avec les proches de Rose... et la crème de la première classe. La scène du repas reste un des moments mémorables de Titanic et, si sa réalisation paraît simple en comparaison avec les séquences de naufrage, l’équipe aurait passé deux jours à la tourner. James Cameron aurait insisté pour que du vrai caviar Beluga soit servi aux acteurs, même si le dernier dîner des passagers était beaucoup plus frugal (bœuf et pudding). Cette petite attention n'a pas empêché Leonardo DiCaprio de perdre patience, à force d’enchaîner les semaines de 90 heures : « Laquelle de ces fourchettes puis-je utiliser pour me lobotomiser ? », aurait-il soufflé à Kathy Bates, sa voisine de table, après une énième prise.

Le film était précédé d'une réputation désastreuse
Un budget colossal (200 millions de dollars, un record à l’époque), des frais toujours plus importants, des délais de production repoussés, une durée interminable… Sur le papier, Titanic était un désastre annoncé, un véritable gouffre financier pour la Paramount et 20th Century Fox. D’ailleurs les médias se sont délectés des différents drames se déroulant sur le plateau : « Nous étions attaqués sans cesse dans la presse, spécialement dans ceux sur l’industrie, à propos des frais de production, de la sécurité du plateau, des délais de fin, d’à peu près tout », relatait James Cameron dans le Hollywood Reporter. Et d’ajouter : « nous étions les plus grands abrutis de Hollywood, la presse aiguisait ses couteaux alors qu’approchait la date de sortie. »

Tout le monde détestait « My heart will go on »
Elle est désormais indissociable du succès de Titanic. Pourtant, « My Heart Will Go On » n’a pas remporté tous les suffrages au sein de l’équipe de production. James Cameron était le premier à déplorer l’ajout d’une chanson pop pour de simples raisons marketing, tandis qu’au premier visionnage du film, la productrice Shirley Lansing est restée dubitative face à ce morceau « cucul ». Céline Dion, elle-même, a été contrainte d’interpréter la chanson par son époux René Angelil. « Je voulais l’étrangler. J’avais aucune envie de le faire. [Quand j’ai enregistré le morceau], je me suis dit “chante et barre-toi de là”.» La postérité donnera finalement raison à son compagnon.

James Cameron terifiait l'équipe
« Je ne retravaillerai jamais pour James Cameron, à moins d’être payée beaucoup d’argent », avait déclaré Kate Winslet après son expérience sur Titanic. L’actrice n’est pas la seule à pointer du doigt le comportement tyrannique du cinéaste, connu aussi pour être froid et perfectionniste. « Je me souviens d’un jour, il y avait des figurants sur le canot de sauvetage, vêtus de costumes très chic et d’époque : des gants, des bijoux, tout. Jim a soudain décidé qu’il voulait plus de gens dans l’eau, alors il les a simplement poussés. Les costumiers étaient choqués et horrifiés. J’ai presque eu une crise cardiaque. C’était seulement la première semaine, alors je me suis dit : “est-ce que tout va se dérouler comme cela ?” Quand Jim demande quelque chose, il faut lui donner », confiait la costumière Deborah Scott à Empire.        

Quelqu'un a tenté d'empoisonner l'équipe
Après avoir enchaîné les déconvenues, James Cameron a dû affronter une nouvelle épreuve : une intoxication alimentaire qui a frappé la majorité de l’équipe en plein tournage. En cause, une chaudrée de palourdes qui contenait de la Phéncyclidine, un puissant psychotrope prompt à susciter des hallucinations. « J’ai senti que j’étais défoncé. Avec Jim, on s’est dit qu’il y avait de la neurotoxine dans les palourdes (…) Il y avait des gens qui paniquaient, d’autres qui dansaient sur de la conga ou étaient euphoriques », relatait Bill Paxton en juin 2015 sur le plateau de l’émission Larry King Now. Un acteur, à bout de nerfs, aurait-il tenté d’éliminer James Cameron ? Le coupable n’a, en tout cas, jamais été identifié.

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