Brahms

Un Requiem allemand

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Durée : Environ 2 heures

Requiem æternam [Donne-leur le repos éternel]… Curieusement, les mots latins effraient, évoquant la mort alors même qu’ils chantent le salut des âmes, la quête de lumière et de repos.

Luthérien, Brahms a écrit son requiem dans la langue du peuple. Dans un allemand familier et rassurant, qui promet la joie à ceux qui sont dans les larmes. Loin du texte liturgique de la Messe de requiem, l’œuvre emprunte à l’Ancien et au Nouveau Testament pour se métamorphoser en véritable poème de l’espoir. Un «requiem humain» selon le compositeur, d’autant plus personnel que Brahms l’aurait conçu sous le coup de la mort de sa mère.

Et pour introduire ce chef-d’œuvre, un autre requiem, pour orchestre seul celui-là. Dédiée par Britten à ses parents, la Sinfonia da requiem est une commande du gouvernement impérial japonais. Elle a été créée, guerre oblige, en mars 1940 à New York. Lamentation, danse macabre et résolution : un véritable hymne pacifiste, qui sera donné à quelques jours du centenaire de l’Armistice de 1918.

En grand ordonnateur de cette célébration de la vie, on retrouve l’immense David Zinman – à la tête pendant près de deux décennies de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich. Il a fait de cette prestigieuse phalange l’une des meilleures interprètes de la musique romantique allemande. Camilla Tilling a chanté Un requiem allemand sur toutes les grandes scènes, de Paris à Munich, Amsterdam ou Bergen ; elle est ici associée à Nikolaï Bortchev, que le public de l’Auditorium a découvert en novembre 2017 dans le Requiem de Duruflé.

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